NEEWILLER-PRES-LAUTERBOURG
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HISTORIQUE
Datant du Néolithique ou l’Age de Pierre Polie, 4000 à 2000 ans avant Jésus-Christ, ont été retrouvées dans plusieurs villages de la région et notamment à Neewiller des haches préhistoriques.

De l’âge des métaux, 1800 à 725 avant Jésus-Christ, fût découvert au lieu-dit Rosengarten, une fosse cylindrique de 2,2 m de diamètre, à fond plat, à 1 m de profondeur, elle était entaillée dans le loess et remplie de terre noirâtre. De cette terre on retira un morceau de grès rose, deux tessons de terre cuite rouge brun, de nombreux morceaux de pisé brûlé, avec des restes de débris organiques ; d’après l’archéologue présent sur les lieux, on se trouvait en présence d’une cabane datant de l’âge des métaux.

Un jour un paysan du village Zerr Michel, s’apprêtait à creuser un silo pour betteraves, près de la route nationale, à 700 m des dernières maisons, au lieu-dit Gehren, lorsqu’il tomba brusquement sur d’abondants tessons de poterie, la plupart complètement déformés et calcinés. Le musé archéologique de Strasbourg en conclut qu’il s’agissait là, des traces d’un four de potier. Les chercheurs mirent au jour des centaines de tessons. Il s’agissait d’ustensiles qui pouvaient servir dans une cuisine préhistorique. Il en résultait que ce four datait de la période du Hallstatt, 725 à 450 avant Jésus-Christ, et constitue l’un des témoins les plus anciens de la véritable industrie céramique dans l’Alsace préhistorique.



De la période romaine existait encore près de Neewiller, vers 1860, une pierre, qui constituait la base d’une ancienne borne militaire (ancêtre de nos bornes kilométriques), qui délimitait les finages de Neewiller et de l’ancien Durrenseebach, jusqu’au jour où elle disparut. On la découvrit en 1871 chez un paysan, on la fît transporter à Haguenau au Musée de la ville. Cette pierre rectangulaire de 45 cm de haut, 39 de large et 42 d’épaisseur représente des divinités romaines en bas relief.
L’occupation romaine avait apporté une certaine prospérité, la civilisation gallo-romaine transforme l’habitat (les huttes celtes disparaissent), l’agriculture et les industries se développent.


A partir du IIIème siècle après Jésus-Christ, les Alamans font des incursions répétées dans la région, en répandant partout la dévastation, ils parviennent même définitivement à s’installer en Alsace. Le Roi des Francs, Clovis, arriva à les repousser du Nord de l’Alsace.

C’est ainsi que les francs se substituèrent à eux, et cela explique vraisemblablement la langue, les mentalités, les comportements différents de cette région de l’Alsace.

De cette période nous avons eu longtemps à Neewiller, un sarcophage dont l’origine était inconnue, et qui avait servi d’abreuvoir pour les bêtes au puits de la maison n°2 rue de Mothern.

Au IVème siècle l’Alsace échoit à Lothaire et fait partie de la Lotharingie, les droits des Seigneurs deviennent de plus en plus importants, un système féodal est instauré dans la région.

En 1254, Lauterbourg avec sa région passe sous l’autorité de l’évêque de Spire, c’est pourquoi Neewiller dépendra du Prince-évêque jusqu’à la révolution de 1789. Les paysans souffrent des servitudes imposées par les Seigneurs, la troupe dite des Tondus, dont des paysans de Neewiller, ravagent les alentours et menacent Wissembourg, vaincus par les armées du Seigneur les paysans se rendent.

Après la guerre de trente ans, qui débuta en 1618, la plus meurtrière que l’Alsace ait connue, il faut reconstruire. Le village de Durrrenseebach a disparu pendant cette période, il était situé entre Niederlauterbach et Neewiller. Différents édits royaux favorisent le repeuplement et distribuent gratuitement les terres vacantes. Des immigrants viennent de Suisse, de Lorraine, de Bavière et de Picardie. En 1652, Durrenseebach et Neewiller regroupés, comprennent 13 familles. Hélas le renouveau est compromis par la peste et par trois nouvelles guerres dont l’Alsace est successivement victime, la guerre de Hollande (1672-1679), la guerre Palatine (1688-1697), et la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714).

Le baillage de Lauterbourg, dont Neewiller, est rattaché à la France en 1680, par l’arrêt du 22 mars 1680 du conseil Souverain d’Alsace à Brisach. Sous le règne de Louis XV, la situation est plus calme. A deux reprises cependant, notre région va encore être troublée en 1733 et 1735, par la guerre de Succession d’Autriche.

En 1787, création de l’Assemblée provinciale et des Assemblées de district. Le 4 août 1789, la constituante abolit les privilèges, désormais ni corvées, ni impôts, ni dîmes. L’autorité du prince évêque est révoquée, ses biens sont confisqués. En 1790, les 114 citoyens actifs de Neewiller, élisent leur premier Maire, Valentin Heintz. En 1791 Neewiller devient commune du canton de Lauterbourg, du district de Wissembourg.

En 1801, Bonaparte alors premier Consul réussit à rétablir la paix religieuse. Les institutions françaises sont réorganisées, il en est de même des évêchés. Neewiller devient paroisse indépendante avec son propre curé. La paroisse fait partie de l’évêché de Strasbourg. Les Maires voient leurs attributions précisées, l’agriculture constitue toujours l’activité essentielle.

En 1829, le conseil municipal oblige tous les enfants de 6 à 13 ans à fréquenter l’école. D’un point de vue démographique, Neewiller, bat son record vers 1830, avec plus de 1000 habitants.

La patrouille de reconnaissance effectuée par le Comte ZEPPELIN en juillet 1870. Partie de HAGENBACH à l’aube du 24 juillet la patrouille passe à Lauterbourg, elle arrive à Neewiller en milieu de journée où elle fait une halte d’une demi-heure derrière la grange du laboureur Antoine WALD. Elle fait chercher du vin et du pain dans le village contre paiement et demande au forgeron Wendelin SCHMITT de ferrer un cheval avant de se diriger vers Oberlauterbach.

Après la guerre de 1870 contre la Prusse, le 10 mai 1871 à Francfort-Sur-Main, l’alsace et la Lorraine sont annexés à l’Allemagne. Beaucoup de jeunes gens franchissent les Vosges pour rejoindre la France, un grand nombre émigre définitivement. Au cours de l’année 1893, l’Empereur Guillaume II participe personnellement aux grandes manœuvres de son armée ; Neewiller est le centre des opérations, les habitants ont pu voir l’Empereur traverser le village à 3 reprises.

La carte postée le 12 août 1899 à Berlin est adressée à un ami à Nürnberg. Le texte et l’adresse sont complètement farfelus, on peut se demander comment cette carte a pu parvenir à son destinataire !
La photographie est de J. Dippacher, en même temps éditeur à Lauterbourg. On remarquera la qualité du cadrage de la photo. Les enfants devant l’école sont habillés de la même façon à l’exception d’une fille probablement dans le deuil.

Au XXème siècle, la première guerre mondiale (1914-1918), est annoncée dans notre commune par la cloche de l’appariteur Jean-Adam Mastio, dans la nuit du 31 juillet 1914. Neewiller doit fournir son contingent en hommes, en bêtes, et en produits agricoles. Deux cloches sont réquisitionnées et ne reverront plus jamais leur clocher. L’armistice est signé le 10 novembre 1918. Quatorze neewillerois ont succombé à cette guerre. L’Alsace et la Lorraine retournent à la France.


Restaurant de Aloïs BRAUN, à l’arrière plan l’ancienne école

Le 1er septembre 1939, éclate la deuxième guerre mondiale, Jean-Adam Mastio, parcourt les rues de Neewiller pour publier l’ordre d’évacuation. Neewiller doit rejoindre Saint-Sulpice-Les-Feuilles en Haute-Vienne. Le 21 juin 1940, avec la signature de l’Armistice, la guerre semble finie. La population retourne chez soi. Une nouvelle période difficile s’annonce : la nazification avec ses organisations, le redémarrage de l’agriculture, l’orientation doctrinaire de l’école, le combat nazi contre l’église, l’incorporation des jeunes dans le R.A.D. (Reicharbeitzdienst) et la Wehrmacht, l’enrôlement dans le Volksturm de tous les hommes de moins de 50 ans le 11 décembre 1944, c'est-à-dire 3 jours avant la libération.

Les Américains entrent dans le village le soir du 14 décembre. La joie est de courte durée, début janvier 1945, les Allemands lancent leur contre-offensive et réoccupent le village. Ce n’est que le 19 mars 1945 que Neewiller sera définitivement libéré. L’armistice est signé le 8 mai 1945. Toutefois, 10 nouveaux noms se sont ajoutés à la liste des victimes de guerre.

Neewiller se relève péniblement, de ce douloureux épisode, les habitants commencent à panser les nombreuses et profondes blessures laissées par la guerre. La reconstruction commence. L’eau courante est installée en 1955, la maison des jeunes et de la culture est inaugurée en 1973, les bâtiments publics (église, école, mairie) sont rénovés, l’électricité se généralise. Le téléphone, la radio, la télévision prennent pied et se multiplient.


1958 conscrits âgés de 20 ans

Les accords de Rome signés en 1957 ont permis à la population de se stabiliser. Nombreux sont ceux qui ont trouvé un emploi dans la proche Allemagne, alors qu’auparavant, un nombre impressionnant de jeunes quittaient le village. A l’instar des autres communes rurales, Neewiller a perdu une grande partie de son activité agricole, suite à la mécanisation et à l’évolution des techniques de travail.


Confirmation en présence de l’évêque de Strasbourg

Après avoir subi tout au long de son passé les épreuves et les sacrifices découlant de sa situation géographique frontalière, Neewiller doit à présent son essor économique en grande partie à son voisin Allemand.


Ancienne briqueterie dont l'activité a cessé en 1994. En 1895, le maire Joseph Muller et ses fils créèrent, à la limite sud du village, cette briqueterie. Elle fabriquait des tuiles et des briques, avec un four en plein air qui fournissait des fournées de 45000 briques. En 1912 les frères Muller firent construire le four circulaire et sa cheminée. En 1925 fut installé un moteur Diesel qui permit la fabrication d'un million de briques durant la bonne saison. En 1934, pour rentabiliser la mauvaise saison qui ne permettait pas le séchage des briques, Jean Stuber (de la même famille) mit au point la fabrication de plaques isolantes qui eurent un succès immédiat. En 1958 fut construit un séchoir artificiel.

Bibliographie : Raymond Schwengler - NEEWILLER 1982

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